Aux yeux de l’Histoire, tout oppose Hélie de Saint Marc, l’auteur des Champs
de braises, déporté résistant, et August von Kageneck, l’auteur de Lieutenant
de Panzer, officier de
la Wehrmacht
, engagé dans la campagne de Russie…
Pourtant, l’un et l’autre ont grandi dans une société
provinciale et terrienne, qui semblait immuable. Ils ont été ces élèves en
sarrau noir dans les collèges jésuites. Ils ont vécu l’ascension inexorable
de celui que l’on appelait alors « Monsieur Hitler ». Ils ont vu
s’effondrer le monde de leurs pères. La guerre les a projetés aux
avant-postes.
Ensemble, ils ont voulu faire le récit de l’existence
d’un Allemand et d’un Français au cours de ces années de fer et de sang, où
rien n’était facile pour celui qui vouait garder son idéal. Un livre à
hauteur d’homme, d’une force d’évocation peu commune.
Hélie de Saint Marc : « Auriez-vous cru, durant l’hiver 1943, lorsque vous étiez sur le
front de l’Est et moi dans un wagon à bestiaux, vers Buchenwald, que nous déroulerions
un jour les fils enchevêtrés de notre histoire pour nos descendants ? Aussi
ce récit est-il d’abord un livre d’espoir… »
August von Kageneck : « Dans mon adolescence, le nom de
la France
était vociféré comme un ennemi à abattre. Aujourd’hui, nous sommes
devenus les deux faces d’une même réalité, dépositaires d’une histoire
terrible qu’il nous fallait raconter. C’est chose faite. »